Film documentaire "être sans avoir" de Christophe FERRUX

En 1980 Jean Paul Grospélier décidée de tout quitter et de vivre sans argent dans une maison isolée dans le Haut-Jura. Au milieu des années 2000 il est rejoint pas sa compagne et ses deux filles. Toute la famille vit sans aucune connexion aux réseaux tant pour l'énergie que l'eau et les télécoms. Ils vivent en autosuffisance quasiment sans aucun revenu . Le documentaire qui leur est consacré montre leur vie de tous les jours sur plus de deux ans, y compris pendant les hivers vigoureux dans les hauts massifs Jurassiens.

Capture d'écran



Quelques extraits de leurs propos:

Sur le jardin où ils sont en autosuffisance
"On plante, on récolte on mange. Ca nous fait vivre. Ca nous est quand même rendu au centuple"

Sur le système sociale
"C'est la révolution rien qu'en restant à la maison. En restant à la maison, tu fais rien et tout s'écroule. Moi, je trouve ça formidable, c'est la force de l'inertie"

Sur l'argent
"C'est quand même une pathologie qu'il faut dénoncer.,cet amour, cette passion pour cet argent qui ne sert à rien"

Etre ou posséder?
"Avoir c'est posséder, être c'est exister"

Sur le temps, le travail et l'argent
"Durant les deux années où j’ai travaillé, j’ai eu moins le temps de vivre ma vie que de me la faire voler. Je reste volontairement pauvre par refus de ce système artificiel"
Share on Google Plus

About Pierre1911

This is a short description in the author block about the author. You edit it by entering text in the "Biographical Info" field in the user admin panel.
    Blogger Comment
    Facebook Comment

4 commentaires :

  1. J'ai beaucoup aimé partager ce petit bout de vie qu'est la leur, merci pour le post :)

    RépondreSupprimer
  2. J'ai beaucoup aimé aussi... le concept est beau mais cette famille avec piano, violoncelle et violon n'est pas "pauvre" .... comme se plaît à le répéter cet homme au demeurant fort sympathique.... ce qui me gêne un peu dans ce documentaire c'est justementcela..... la question la plus pertinente aurait été à mon avis "comment vivre pauvre quand on n'a pas choisi de L'ÊTRE." Car dans lecas de cette famille c'est un choix,mais quand ils n'ont pas assez à manger, ils prennent la direction des restaus du coeur. ... belles lumières, concert insolite, peintures dans un arbre, lampes frontales mettent l'ambiance bucolique à cette drôle de famille , sympathique certes, mais remplie d'ambiguïtés. ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne vois pas du tout où est l'ambiguïté... Bien au contraire : je trouve qu'ils vont au bout de leur choix quasi sans y déroger. Je ne vois pas en quoi le fait d'aller au restau du coeur est de l'ambiguïté. Vous pensez qu'ils devraient se laisser mourir de faim ?? Leur seul luxe est de posséder des instruments de musique, ce qui pour vous, les sort de la catégorie des pauvres. Mais on peut en trouver à des prix bas, ce sont des instruments d'étude. Savez vous que dans l'hémisphère sud de la planète, la plus pauvre, les instruments de musique sont dans de nombreux foyer où la pratique de la musique fait partie de la vie quotidienne, comme dans nos campagnes il y a un siècle ?

      Supprimer
  3. je suis assez d'accord lafanche et a la premiere vision on ne se pose pas toujours ces questions. car au vue du matériel qu'il 'possède' , peu de personne 'pauvre' pourrait se le permettre... ce reportage manque cruellement de fond. car en fait on y voit très peu de chose de la vie quotidienne. le principal est qu'ils soient heureux mais j'aurais bien voulu en apprendre plus (sans voyeurisme) sur cette affaire de logement a titre gratuit , ainsi que tout le matériel acquis

    RépondreSupprimer

Contact

Nom

E-mail *

Message *