Vers de farine: Sommaire


Voici un article sur l'élevage des vers de farine de type Tenebrio molitor

Vous trouverez toutes les informations sur les caractéristiques des vers de farine sur cette page (lien). Nous souhaitons élever ce vers pour nourrir la volaille comme les poules (liens), les poissons pour l'aquaponie( lien) la pisciculture, pour nous humains (entomaphagie lien) et pour traiter certains déchets. Les vers de farine seraient capables de digérer certains plastiques selon cet article (lien). Vous trouverez sur cette page les systèmes de reproductions, ceux des autres, nos prototypes et dans un futur que nous espérons proche, notre unité de production.

Calculs de production

Voici des chiffres sur la production de ces vers:
Pour 1unité de masse produite par unité de temps, il faut compter 3 unités de nourriture.
Exemple pour produire 1 kg de vers par semaine, il faut apporter 3 kg de nourriture.

Les chiffres manquants à ce jour:
  • Volume nécessaire de l'installation par volume de vers. Ex: x litres pour un litre de vers
  • Masse volumique des vers de farine au stade adulte? Ex: x kg /l
  • Courbe de reproduction pour les températures entre 0 et 30°c avec un pas de 2°c voir de 1
  • Courbe de développement des vers pour les températures entre 0 et 30°c avec un pas de 2°c voir de 1

Systèmes de production et de reproduction des autres

Le vers de farine est très apprécié des éleveurs ou propriétaire de poissons (étang ou aquarium) d'une certaine taille, des reptiles, des souris et ce qui s'en rapproche. De ce fait il est facile de trouver des exemples d'élevages pour des productions sommes toutes assez faibles. Mais les principes sont là et les conseils suffisants pour comprendre ce que ce type d'élevage demande comme condition et moyens.
Nous avons sélectionné cette série de 9 vidéos de la chaîne youtube "Home Farm Idea" qui sont très claires et complètes (tout est en anglais), pour un modèle classique à 3 tiroirs. Voici un autre site qui explique comment les reproduire avec très peu de matériel.

Nous avons trouvé un modèle beaucoup plus conséquent que voici en photo.
Vous trouverez toutes les informations de fabrication et de montage sur leur site (lien), vraiment bien fait.
Avec un système comme celui-la, aucun problème pour produire 1kg de vers de farine par semaine, ce qui fait autour de 130g par jour de production. Seul hic du système, il faut qu'il soit entreposé dans une pièce à la bonne température, mais ce qui ne diffère pas des modèles présenté jusqu'à maintenant.


Pour la consommation humaine voici le projet d'une ferme de cuisine baptisé Hive de la société LIVIN Farms (lien). Nous suivons le projet et tenons cette page à jour pour de prochains articles. Notons que le même produit peut être utilisé indifféremment pour les humains comme pour les animaux. Attention toute fois aux conditions d'hygiène car il faut savoir que les vers peuvent être porteurs de parasites. S'ils sont consommés crus, il y a risque de contamination.
Pour en revenir au produit Hive de LIVIN Farms la production serait de 500g par semaine. Cela me semble tout à fait optimiste, voir un tantinet exagéré, vu la surface et le volume des bacs. Comme mentionné dans la page de présentation du vers de farine (lien) le cycle complet de reproduction prend plusieurs mois. Ce qui veut dire que des bacs se trouvent bloqués en attendant que les vers grandissent. Le vers a la particularité d'être assez facilement cannibal au premier prétexte trouvé (manque de nourriture, surpopulation, mixité des ages...).

Ensuite les systèmes de production passe tout de suite à des dimensions industrielles où nous parlons d'une production de tonne(s) par jour... Voici un exemple de livraison avec une voiture aménagée uniquement pour cela.
Tout est dimensionné pour de la grosse production et faciliter la manutention comme ce séparateur. Le principe est simple, des tamis de maille de plus en plus fine sont vibrés par un gros moteur qui se trouve en dessous. Chaque niveau est équipé de canne d'évacuation. Sur la photo elles ont un sticker rouge et sont prolongée par des gaines en aluminium verticale.

La production étant dépendante de la température, la plus part des systèmes sont pensés pour fonctionner dans un pays dont le climat au naturel correspond toute l'année (ou presque) au besoin des vers de farine, où alors d'installer l'équipement dans une pièce voir même un local qui est tempéré. Quoi qu'il en soit, il faut garder à l'esprit que même si les besoins sont simples, l'élevage de vers de farine en continu demandera de l'énergie pour produire une ventilation suffisante et sous nos latitudes de produire de la chaleur.

Nos essais pour une petite production


Bacs gerbables de 21 litres


Dans un premier temps nous avons utilisé des bacs gerbables de ce type. NB ils sont différents de ceux utilisés pour les lombricomposteurs (18 litres), même s'ils sont du même fabricants, de la même matière et peuvent se compléter les uns sur les autres.

Concernant nos essais avec ces bacs, nous avons des résultats satisfaisants mais ces caisses n'étaient pas adaptées pour deux raisons.

  • La première concerne, la quantité de vers de farine d'introduction qui était trop faible par rapport à la surface. Or les vers ont besoin de promiscuité pour se développer, se reproduire. 
  • Ensuite une trop grande caisse est compliquée à trier. Sauf à être très rigoureux sur les cycles et les transferts d'oeufs, la mixité des ages et de tailles a beaucoup plus de chance d'être importante dans une grande caisse.
  • Enfin, et ce n'est pas un petit problème, la mythe alimentaire adore venir se reproduire dans les nourriture et le substrat des vers de farine. Ces caisses ne sont pas du tout étanches, car elles sont échancrées sur la partie inférieure pour leur manipulation. Ces "trous" permettent de glisser les doigts dessous. C'est regrettable, d'autant que tous les autres modèles n'ont pas cette particularité. Ce qui procure une fenêtre facile pour que des indésirables puissent envahir.
NB: Dans une très grande majorité des cas, nous avons pu observer que les vers de farine étaient si voraces qu'ils prenaient le dessus sur les mythes alimentaires. Que les seuls vers de mythes qui survivaient étaient ceux qui sautaient du bac. En revanche sur un bac où la population de vers de farine était faible, les mythes ont gagné et aucun vers de farine n'a survécu.

Trieuses de bureau

Système très souvent utilisé, il est fiable, pas cher à l'achat et peut être empilé sur des hauteurs importantes si toutefois les tiroirs ne sont pas trop chargés.
Deux de ces blocs nous ont été gentiment prêté en attendant que nous construisions, beaucoup plus gros et surtout un module autonome.

Notre future unité de production XXL

Nous travaillons sur un système complet de production à grosse capacité. L'objectif est de produire plusieurs kg par semaine quelques soient les saisons. Ce nouvel objectif fait suite à nos problèmes actuels de palier dans la production des vers de terre avec nos systèmes de lombriculture. Le volume d'installation nécessaire pour produire une masse par unité de temps penche largement en faveur du vers de farine. Seul bémol, il faut maintenir des températures de l'ordre de 20°c, ce qui nécessite un apport de chaleur et de l'isolation. Point positif non négligeable, le vers de terre ne se consomme pas, alors que le vers de farine oui. Notre prototype d'installation fera l'objet d'une page spécifique. En attendant voici les grandes lignes.
  • Volume de la partie reproduction 300 L minimum (à optimiser en fonction des essais et des chiffres manquants, voir paragraphe au dessus)
  • Système autonome de chauffage multi-énergies
  • Ventilation et hydrométrie contrôlées. (Notre VMC à double flux croisé, ressort des cartons)
  • 3 jours minimum d'autonomie sans intervention quelque soit les besoins 
  • Limiter tous les entrants achetés et essayer d'utiliser des déchets. 

La nourriture

Nous récupérons les déchets de pluches d'une crèche. Nous aurions aimer équiper cette structure d'un lombricomposteur. Mais avec plus de 30 repas par jour fabriqués uniquement de matières premières non transformées, la quantité de déchets est de l'ordre de 30 à 50 litres par semaine. Pour qu'un lombricomposteur puisse avaler cela, il faudrait un modèle de 1 000 l, stocké dans un local tempéré entre 12 et 20°c pour que l'hiver et l'été, les lombrics travaillent toujours. Nous étudions cette possibilité, un tel volume ne tient pas sous un plan de travail. Nous discutons avec la direction qui de toute façon va devoir faire transiter la demande et obtenir l'autorisation de nombreux responsables. Mais c'est un autre sujet.
En attendant nous récupérons les déchets que nous traitons avec les poules et les vers de farine, puis ce que les poules n'ont pas mangé part dans les lombricomposteurs et dans les lombriculteurs.
Nous sommes à la limite de saturation pour le traitement des déchets alors que je viens de démarrer deux nouveaux tonneaux de lombricompostage de 230 litres chacun. Nous sommes largement au dessus des 3 000 litres d'installation. La ferme à vers devrait nous donner un bon coup de main pour passer ce palier.

Nous avons limité nos visites à un atelier de boulangerie bio sise en bas du village, structure qui nous donnait de la matière alimentaire. La quantité de farine, de croutes, de produits à base de céréales donnés, se comptent en dizaines de kg par semaine. 

Les outils périphériques

Par rapport à cette récupération, outre le problème de volume à traiter, nous avions deux points délicats: sécher et concasser la matière.

Nous allons donc réaliser un dessiccateur de type séchoir solaire pour le premier point. Pour le second de fabriquer notre concasseur à cylindres. Nous avons longtemps penser mettre au point un modèle de broyeur universel capable de traiter bois, matière verte, déchets de cuisine, paille et produits de boulangerie. Nous abandonnons cette idée à regret, mais avons compris à travers l'expérimentation qu'il fallait des modèles différents en fonction des produits à broyer et du résultat souhaité.

Le séchoir solaire et le broyeur à cylindres doivent être fabriqués rapidement, ce seront des outils nécessaires à la production de vers et sans que les tâches sous-jacentes soient trop fastidieuses.

Principe de fonctionnement de la ferme autonome


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About Pierre1911

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2 commentaires :

  1. Salut Pierre, je trouve ton idée interessante mais par rapport à ton schéma, quelle est ta source de chaleur et comment comptes tu t'y prendre pour la stocker ? J'ai moi meme un élevage miniature de ténébrion dans un trieur que j'ai légèrement trafiqué pour l'aeration, j'utilise le radiateur de la piece pour maintenir une température constante (25°c). A+

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    1. Bonjour, merci pour le commentaire,

      Bientôt la réponse à ces questions en images et en réel. Le corps de cette structure devrait bientôt sortir de terre.

      Si tu veux nous montrer ton installation, il suffit de me contacter par email, et je pourrai même publier les images.

      Bonne journée

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